Claude vit et travaille entre Sion, La Tzoumaz et Collobrières, portée par un parcours commencé il y a vingt‑cinq ans au service des autres comme architecte indépendante. Après une période de chute et d’excès, une renaissance s’est ouverte : un retour à la vie, à la nature, à l’émotion. Son atelier est désormais dehors, face aux paysages, où elle peint en immersion totale, par chaleur écrasante ou froid extrême, avec son sac, son siège et sa caisse de papier. Le paysage se cadre, le crayon trace, l’aquarelle dépose son esprit sur le grain, sans retouches, jusqu’à l’épuisement. Son enfance, nourrie par l’art, Van Gogh, les estampes japonaises et le regard de sa mère lissière, lui a transmis l’exigence et la beauté. Un premier cours d’aquarelle a réveillé ce « virus » qui ne l’a plus quittée.