Lors de la construction de l'église
actuelle, en 1740, le bâtiment de l'ancien hospice dédié, selon la
tradition, à Saint-Jacques et à Sainte Apolline, fut surélevé et
fortement remanié pour devenir le presbytère. Attesté depuis le
Moyen Age, cet hospice accueillait non seulement les pèlerins sur
les chemins de Jérusalem, de Rome ou de Saint-Jacques de
Compostelle, mais aussi les malades lors des épidémies ; il
pouvait aussi servir de léproserie en cas de nécessité. Un
hospitalier avait la charge de cette institution et il devait
offrir le repas et le coucher aux pèlerins avant de les conduire en
char jusqu'à Conthey ou Martigny. Cet office ne cessa qu'à la fin
du XIXe siècle lors de l'apparition du chemin de
fer.
Percée de deux fenêtres romanes, la
façade principale du bâtiment témoigne de son ancienneté. Au Moyen
Age, l'édifice était crénelé et certainement couvert d'un toit
pyramidal. Une restauration récente lui a redonné son austère
caractère médiéval et un crépissage particulier souligne les
différentes époques de ce bâtiment.
